Consommer du bois c'est écologique
Le bois est le seul combustible renouvelable et disponible en abondance.
L’utilisation de 4 m² de bois énergie permet d’économiser 1 tonne de pétrole (tep), et d’éviter en moyenne l’émission de 2,5 tonne de CO2 dans l’atmosphère.
Rappelons qu’en Europe, nous ne récoltons que 65 % de la croissance annuelle de la forêt ! Entre 1990 et 2000, la surface des forêts d’Europe a augmenté de 4,4 %. En outre, et on s’en est rendu compte en 1999 avec la tempête, nos forêts sont mal entretenues.
Enfin, la consommation de bois permet de planter de jeunes arbres, qui constituent des puits de carbone encore plus efficaces que les arbres parvenues à maturité. Le bois est une énergie renouvelable qui ne contribue pas au changement climatique.
La combustion du bois, contrairement à celle des énergies fossiles, rejette une quantité de CO2 qui s’inscrit dans le cycle normal du carbone (le CO2 rejeté lors de la combustion est celui qui a été absorbé lors de la croissance de l’arbre par photosynthèse).
Ainsi, le bois énergie ne contribue pas au déstockage du carbone et n’augmente pas le CO2, gaz à effet de serre.
L’utilisation du bois énergie permet en outre la valorisation des déchets et évite la mise en décharge ou le brûlage à l’air libre de sous produits de l’industrie du bois.
Le chauffage au bois participe aussi au développement économique local en créant des emplois.
Combustion du bois et pollution
Contrairement à la plupart des combustibles fossiles, le bois ne contient pas de soufre. Lorsqu’il est brulé dans des appareils à faible rendement ou à l’air libre, il génère toutefois des rejets polluants comme le monoxyde de carbone.
Cet inconvénient est presque supprimé lorsque la combustion s’effectue dans des appareils performants. Les chaudières automatiques de forte puissance permettent de diviser les rejets de monoxyde de carbone par 40 et les rejets de poussières par 5 grâce à une température de combustion élevée, un temps de séjour élevé dans la zone chaude, un bon mélange entre les gaz combustibles produits lors de la pyrolyse et l’air comburant et un excès d’air faible.
Les prix des granulés vont-ils s’envoler ?
Peu d’experts croient à un retour durable du pétrole au-dessous de 40 $ par baril. Pour la grande majorité d’entre eux, les 10 ou 20 ans qui viennent verront le pétrole évoluer autour des 100 $ par baril. (Il est passé de 0,29 € le litre en février 1999 à 0,66 € le litre en septembre 2005). Le gaz suivra pour l’essentiel. La biomasse et les pellets en particulier ne suivront que très partiellement, car le cout de leur fabrication n’est qu’en petite partie liée au cout de l’énergie. Il est surtout lié au prix de la matière première (excédentaire à ce jour et surtout renouvelable), aux amortissements des unités de production et de transport et aux couts salariaux des intervenants (forestiers, scieurs, transporteurs, producteurs, distributeurs). Aujourd’hui, on économise environ 60% sur le combustible par rapport au fioul. Il y a un gros potentiel de production et le marché international se structure.
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